Vue Parc Jean Drapeau
Le PVT Canada

PVT Canada : Bilan des 1 an

25 septembre 2021

Un an, déjà. L’occasion de faire un petit récapitulatif sur notre première année à Montréal!

On a survécu à l’hiver dernier

Je crois que l’hiver au Québec est la saison qui inquiète tout PVTiste désireux de s’installer dans la Belle Province. Eh bien je trouve que ça n’a pas été si pire. Et limite, j’ai envie de dire qu’on a adoré, au grand dam de certains de mes collègues québécois! Certains diront que cet hiver n’a pas été des plus rudes, mais nous n’avons pas encore de quoi comparer. D’autres, qu’avec le contexte pandémique, on n’a pas eu à prendre en compte la météo hivernale dans notre quotidien, comme ça aurait été le cas hors COVID. Ça, c’est sûrement vrai. Le fait de ne pas avoir à penser à tout l’attirail (aka tes 12 couches de vêtements version oignon) chaque matin et ne sortir qu’à ton bon vouloir, t’enlève certainement un poids. Nous n’avons donc pas eu à subir notre hiver.

Aussi, les activités extérieures sont plutôt nombreuses à cette période, ce qui permet de vraiment profiter de la saison. N’étant pas véhiculés, nous ne sommes pas allés sillonner les quatre coins du Québec. Nous avons plutôt profité des activités de la ville, comme aller nous balader au Mont-Royal et dans les différents quartiers, ou encore patiner sur la glace au Parc Lafontaine. D’ailleurs, nous avons même fait l’acquisition de nos propres patins!

Et côté jobs?

Je ne suis pas sûre d’avoir mis clairement mon statut professionnel à jour ici, c’est donc le moment de le faire! Je suis maintenant en contrat permanent avec la compagnie qui m’avait offert ma première job en arrivant. À la base, j’y avais été embauchée en tant que consultante pour 3 mois. Puis les 3 mois sont devenus 5 mois, jusqu’à ce qu’un poste s’ouvre dans une autre équipe à la fin de mon mandat. J’en ai eu vent grâce à mon premier manager qui m’a recommandée auprès de ma future manager. J’ai réussi à obtenir cette création de poste en mars dernier, en full- time employee cette fois. Si les débuts ont été pas mal difficiles avec l’adaptation à cette nouvelle job, je m’y sens maintenant vraiment bien. Mon équipe est super, et en l’espace de quelques mois je me suis vue confier pas mal de nouvelles responsabilités que je n’aurais probablement pas eues en France en si peu de temps.

L’Homme quant à lui, est en JP avec la même entreprise depuis notre arrivée. Il est donc rattaché à elle le temps de son permis, mais l’idée est d’y rester par la suite. Il s’y plait vraiment beaucoup et il y règne une atmosphère familiale qui lui convient bien.

Et les amis?

C’est la que ça se corse. Au vu du contexte pandémique, nous avions interdiction de nous regrouper durant les 6 premiers mois de notre permis. Tu me diras “te regrouper avec qui?”. Certes. Les évènements pour PVTistes n’ont pas eu lieu, ce qui nous a retiré un bon moyen de faire des connaissances. Reste les collègues de travail, mais là encore, le fait de travailler à distance n’a pas vraiment facilité les choses. Je me suis alors inscrite à un groupe Facebook de filles habitant Montréal et ses environs (Sorties entre Elles). Ce groupe, comme son nom l’indique, est réservée aux filles pour jaser et/ou proposer des sorties. J’ai fait la connaissance d’une amie (française!) grâce au post d’une fille dans mon quartier, qui voulait faire des rencontres à proximité de chez nous. Aussi, depuis les retours ponctuels au bureau, des liens se sont doucement tissés avec certains collègues de travail (québécois!). Pour ces derniers, on ne va pas encore parler d’amitié indéfectible, mais disons que ça se fait petit à petit. C’est sûr que le manque de socialisation pèse un peu parfois, mais on espère avoir passé le pire de l’isolement dû au COVID.

Est-ce qu’on a profité du “V” de “PVT”?

Là encore, pas vraiment. COVID oblige, les déplacements hors Québec étaient proscrits pendant plusieurs mois, et aussi fortement déconseillés dans la Province même. Nous avons donc principalement arpenté les 4 coins de Montréal durant les premiers mois. Quand le gouvernement a levé les restrictions et que l’été est arrivé, nous avons profité de nos congés pour aller hors de la ville et découvrir les parcs nationaux, dont le Mont-Saint-Bruno et le Mont-Saint-Hilaire. Ce n’était pas des vacances à proprement parlé, mais ça nous a quand même fait changer d’air. Ce qui est bien à Montréal, c’est que même en s’éloignant à 30 minutes de route, on peut voir des paysages complètement différents!

Est-ce que la France nous manque?

Très honnêtement, non. Un an est passé depuis que nous avons quitté la France et depuis, nous n’avons pas ressenti le besoin de rentrer. Nous n’avons pas non plus eu les fameux coups de blues de l’expatrié (du moins pas encore). La seule chose qui nous manque parfois, c’est de passer des moments avec nos proches. Si tout va bien, nous avons déjà quelques visites de prévues dans les mois à venir, de nos parents et amis.

Globalement, on s’est plutôt bien acclimatés à la vie et à la culture québécoise. Je ne me suis, en revanche, toujours pas habituée au fait de payer plus que le prix affiché à cause des taxes qui s’ajoutent à la caisse. Mais je me dis que ça va finir par venir. Et ça me coûte toujours autant de devoir dire chocolatine à la boulangerie.

Quels sont nos projets pour la suite?

Bien avant notre arrivée, nous avions déjà dans l’idée de rester un petit bout de temps au Québec. C’était sans compter sur la nouvelle réforme du PEQ qui a eu lieu en Juillet 2020 juste avant notre départ. Pour faire court, cette réforme complique pas mal les choses quand on veut s’installer durablement ici. Nous devons à présent cumuler 2 ans de travail à temps plein (au lieu de 1 an initialement). C’est juste ce qu’il faut pour prétendre au CSQ, délivré environ 6 mois plus tard ces temps-ci. Si tu comptes vite, tu verras que ça représente la durée totale d’un permis EIC. Ça signifie donc qu’il faut que nos compagnies soient enclines à payer nous garder durant cette période de battement entre la fin de nos permis et le CSQ. Et ça n’a pas l’air d’être une mince affaire. On a toutefois l’envie et la motivation pour rester ici, mais on y arrivera assez tôt pour en reparler!

N’hésite pas si tu as des questions sur le PVT Canada, je serai ravie de pouvoir t’aider 🙂

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